Après une année de mise en oeuvre du PAPDC : Une évalutation pour une plus grande efficacité dans les actions

Élus locaux et divers acteurs de la décentralisation se sont réunis en atelier à Parakou le 24 septembre 2009 pour un bilan du Programme d’appui à la mise en œuvre des Plans de Développement des Communes (PAPDC). Financé par le royaume de la Belgique à travers sa Coopération technique, ce programme vise à appuyer les plans de développement des communes du Mono, du Couffo, de l’Atacora et de la Donga. Un an après le lancement du Programme d’appui à la mise en œuvre des Plans de Développement des Communes (PAPDC), les différents acteurs impliqués dans sa réalisation ont procédé à son évaluation. Occasion pour les uns et les autres de se pencher sur les lacunes notées dans son exécution et d’insister sur le suivi des réalisations sur le terrain.

Pour le préfet du Borgou et de l’Alibori, hôte de l’atelier, la session consacrée au bilan des activités du PAPDC permettra non seulement de faire un tour d’horizon des réalisations du programme mais aussi et surtout d’en ressortir les insuffisances et difficultés de sa mise en .œuvre. Un exercice intellectuel qui « permettra d’adopter une nouvelle stratégie et de nouveaux outils qui rendront très lisibles et visibles toutes vos actions visant à améliorer les conditions de vie des bénéficiaires », a dit le Ministre de la Décentralisation. Rappelant la signature en octobre 2006 de la convention de financement des plans de développement communaux dans les départements du Mono, du Couffo, de l’Atacora et de la Donga, le ministre Alassane SÉIDOU a souligné tout l.intérêt et l’enjeu stratégiques que constitue ce programme pour les vingt-cinq communes concernées. D’où tout l’espoir qu.il suscite non seulement pour le Gouvernement mais également pour les acteurs et les bénéficiaires que sont les populations desdites communes. Il a invité les différents participants à mesurer toute leur responsabilité dans la conduite dudit programme. Ils devront à travers l’évaluation, amener les maires des différentes communes à gérer en toute transparence les fonds mis à leur disposition.

La bonne gouvernance devant être de mise. Il n’a guère occulté les insuffisances qui ont noms : la mauvaise gouvernance locale caractérisée par une politisation excessive de la gestion communale et les pesanteurs sociologiques dans la prise de décision, la très faible capacité managériale des élus et cadres communaux et la confusion des rôles entre eux, l’interprétation divergente ou la mauvaise compréhension des textes de décentralisation et de passation des marchés, etc. Dans un tel contexte, il est tout à fait indiqué selon le ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire, qu.après une année de mise en œuvre du PAPDC, les acteurs procèdent à une évaluation des actions menées et des financements octroyés pour le relèvement du niveau de développement des vingt-cinq communes.

Confiant quant aux efforts faits pour garantir la transparence au niveau de l’exécution du programme, Joseph TOSSAVI, le coordonnateur national du PAPDC a indiqué que pour une crédibilité avérée et une confiance réciproque entre les communes et le PAPDC, des rencontres régulières et très rapprochées sont organisées et permettent de rassurer, aujourd’hui, chacun des acteurs sur l’avancée du programme et par rapport à l’atteinte des objectifs. Il en a profité pour faire le point des activités menées et des décaissements faits. Pour le représentant résident de la Coopération technique belge le PAPDC est le programme le plus important de sa structure au Bénin pour ces dernières années. Il a insisté sur la bonne gouvernance afin de garantir les conditions nécessaires à la réalisation du programme. Estimé à plus de huit (8) milliards de francs CFA, ce programme s’étale sur trois ans et intègre trois composantes que sont le Fonds de développement des communes, le Fonds de renforcement des capacités et le Fonds d’initiatives de projets.