Raphaël EDOU envisage une franche et directe collaboration avec l’ANCB

Le nouveau ministre de la décentralisation, de la Gouvernance Locale, de l’Administration et de l’Aménagement du territoire a tenu le mardi 07 juin dernier une séance de prise de contact avec les membres du bureau de l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB).

Le Ministre Raphaël EDOU entouré de son cabinet et de quelques maires

Entouré de la Directrice de Cabinet, Inès ABOH HOUESSOU, de la Secrétaire Générale du Ministère, Pauline JOHNSON, de la Secrétaire Générale Adjointe du Ministère, Salamatou Kora PONOU, du Directeur Général de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale (DGDGL), ainsi que du secrétaire permanent de la Commission Nationale des Finances Locales (CONAFIL), Raphaël EDOU a voulu échanger avec l’ANCB sur sa vision de la question du développement à la base afin de mieux planifier son travail et d’entretenir une collaboration assez fructueuse avec les maires.

Le ministre EDOU, exposant ses points de vue

Pour le ministre en charge de la décentralisation, les questions de développement doivent tourner autour de comment offrir des services de base de qualité aux populations. Il s’agit, entre autres, de la construction des écoles, des centres de santé, des voies de communication, de la fourniture de l’eau potable et de l’électricité ainsi que la sécurisation des espaces communales. Le maire, a dit le ministre de la décentralisation, doit pouvoir jouer le rôle de chef d’orchestre au sein du conseil communal. Ainsi, la bonne gouvernance, la transparence des ressources financières et humaines doivent être sa boussole.

Les maires Moukaram OCENI et Sévérin ADJOVI

Le 1er Vice-président de l’ANCB a saisi cette occasion pour présenter au ministre de la décentralisation quelques sujets qui préoccupent l’Association et qui peuvent trouver des solutions dans un partenariat fructueux entre le ministre et l’ANCB. Moukaram OCENI a attiré l’attention du ministre sur les 30% de ressources prévues et budgétisés au FADeC que l’Etat reste devoir aux communes au titre de l’année 2010. Il a déploré aussi la lenteur qui caractérise le vote de la loi sur la fonction publique territoriale devant régir le statut des agents des collectivités locales en cours de finalisation. Il a, par ailleurs, rappelé la subvention annuelle de l’Etat à l’ANCB au titre de 2010 qui n’a été versé qu’à moitié.

La photo de famille, à l’issue de la séance de travail

L’ANCB a également plaidé pour la révision de l’allègement de la fiscalité au profit des entreprises et autres exonérations fiscales qui pèsent sur les finances des collectivités. La question de la construction de la maison des collectivités locales a aussi fait l’objet des préoccupations soulevées par l’ANCB au ministre. Ce dernier s’est dit très édifié par rapport aux questions soulevées par les maires avant de leur rappeler qu’ils ne doivent plus tout attendre de l’Etat central avant de créer des ressources même si le rôle d’accompagnateur de l’Etat reste nécessaire.