Raphaël Edou appelle les maires à plus de transparence dans leur gestion

La salle de conférence du Ministère de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire à servi de cadre, le jeudi 07 Juillet 2011, pour des échanges fructueux entre les associations des communes des départements de l’Alibori, de l’Atacora-Donga, du Borgou et des Collines.

Le Ministre Raphaël Edou, entouré de son cabinet et de quelques élus locaux.

Au total, quatre associations à savoir : l’ADECOB (Association pour le développement des communes du département du Borgou) ; l’ACAD (Association des communes de l’Atacora-Donga) ; l’APIDA (Association pour la promotion de l’intercommunalité dans le département de l’Alibori) ; le GIC (Groupement des intercommunales des Collines), étaient présentes à cette audience.

D’entrée de jeu, c’est le président de l’APIDA, Monsieur Sanni Gounou, maire de Gogounou qui a, au nom de ses collègues, présenté ses vives félicitations au ministre Raphaël Edou pour sa brillante nomination à la tête de cet important département ministériel. Selon lui, l’objectif de cette rencontre est d’échanger avec le ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale, de l’Administration et de l’Aménagement du territoire sur les préoccupations de leurs communes et surtout, sur la vie des associations communales régionales ; de recueillir ses conseils pour être en mesure de tenir le coup du processus de la Refondation actuellement en cours dans notre pays, conformément aux souhaits formulés par le Chef de l’Etat.

Après avoir brièvement présenté les différentes associations présentes, le maire Sanni Gounou a abordé les problèmes de l’intercommunalité en insistant ; entre autres, la nécessité de reconnaissance de la forme associative qui existait avant le vote de la loi 2009-17 portant modalités de l’intercommunalité en République du Bénin ; la nécessité de la reconnaissance tacite du rôle d’intérêt public des associations de Communes ; le besoin de rendre opérationnel le guichet intercommunal du FADEC pour appuyer le fonctionnement des associations de communes.

Vue partielle des élus locaux venus du septentrion et des collines.

Sanni Gounou a également mis l’accent sur la fonction publique territoriale relative au statut des agents des collectivités territoriales et à la création du corps des administrateurs de territoire, avant de plaider pour un réel transfert de fonds et de ressources des ministères sectoriels vers les directions départementales et communales et, la nécessité de disposer de recette-perception et de centres des impôts dans toutes les communes. Les questions de moyens roulants ont été également abordées dans le chapitre des doléances de même que ceux des animateurs de territoires dont le contrat est venu à terme, alors même que leur assistance est nécessaire pour la mise en œuvre des plans de développement communal dont ils ont assisté à la réalisation.

Le défi de la gouvernance

Le ministre Edou assisté par la SGA du MDGLAAT.

Prenant à son tour la parole, le Ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire a une fois encore insisté sur la nécessité de la gestion transparente des ressources de tous les acteurs impliqués dans le développement de l’espace communal, sur l’accès à des services de qualité dans tous les secteurs de la vie comme la santé, l’eau, l’éducation, l’auto-suffisante alimentaire. Le ministre Raphaël Edou a également mis l’accent sur la nécessité de ce que les maires doivent faire une différence entre leur domaine de compétence et celui de représentant de l’Etat et, de ce point de vue, ils devront plus se focaliser sur les services offerts par l’Etat que ceux offerts par eux-mêmes. Pour lui, les maires doivent bien tenir leurs communes de sorte que rien ne puisse leur échapper. Et c’est pourquoi, ils devront mettre en place des stratégies efficaces pour mieux se renseigner.

Vue partielle des élus locaux venus du septentrion et des Collines.

Une fois encore, le ministre Raphaël Edou est revenu sur l’impérieuse nécessité pour les maires d’adresser des rapports réguliers entre deux sessions à leurs préfets de tutelle et de commanditer des audits, lesquels rapports devant parvenir au Conseil communal. Et dans ce cadre, il a rappelé qu’au plus tard à la fin du mois d’Août, les rapports de toutes les communes devront être prêts.

Abordant les problèmes spécifiques posés par les maires, c’est sans ambages que le ministre Raphaël Edou a indiqué que sans une fiscalité locale et la promotion d’économies locales, il ne sera pas possible pour les communes de se développer. C’est donc, les subventions ne peuvent pas produire les effets escomptés. Il faut la rigueur dans la gestion et l’engagement de tous pour relever les défis de l’heure.

Pour ce qui concerne les ressources financières dues par l’Etat aux communes au titre de l’exercice 2010, le ministre Raphaël Edou a rassurés les Maires de ce que le gouvernement a déjà marqué son accord pour le déblocage des fonds et que cela n’est plus qu’une question de procédure. Pour finir, il a insisté sur le fait ce n’est que le travail qui règlera le problème de communes du Bénin.