Raphaël EDOU exhorte le personnel de son ministère à une union sacrée autour de la lutte contre le fléau

Après sa descente dans les six communes du département du Couffo où il est allé expliqué aux populations de ces localités, les enjeux majeurs de la loi anti corruption, le ministre de la décentralisation, de la Gouvernance Locale de l’Administration et de l’Aménagement du territoire Raphaël Edou, a organisé sur le même sujet, une séance d’explication avec le personnel de son département ministériel hier jeudi. Occasion pour les uns et les autres de s’imprégner des différentes dispositions de la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 qui organise désormais en République du Bénin, la lutte contre la corruption et autres infractions connexes. Après ses propos liminaires pour expliquer à l’assistance le bien fondé de ladite loi dont la mise en œuvre va largement contribuer à assainir les mœurs dans notre pays, c’est à l’Inspecteur général des Affaires Administratives du ministère, M Sanni Malla de faire une brève présentation de la loi à travers entre autres : ses dispositions, ses mesures, la procédure, les incriminations et les peines, les dispositions transitoires.

Pour lui, la corruption est un phénomène qui gangrène la société et freine le développement économique de notre pays, en enrichissant les particuliers et en appauvrissant l’Etat. Elle est due à la cupidité de certains acteurs, surtout de la chaine de passation des marchés publics. Elle entraîne souvent des contentieux préjudiciables au budget national. C’est pour tout cela estime t-il, qu’il était temps de mettre fin à l’impunité tant décriée par tous les citoyens béninois. C’est donc les pratiques rétrogrades comme : le blanchiment d’argent ; l’enrichissement illicite ; l’escroquerie ; la pornographie des enfants ; le recel etc…que la loi anti-corruption est venue combattre.

Au nombre des mesures préventives, la loi prévoit entre autres : la déclaration et le contrôle de patrimoine ; la mise en place de l’organe de lutte contre la corruption en ses articles 5 à 9 ; la répression du blanchiment des capitaux ; la réglementation du financement des partis politiques ; l’interdiction de la corruption en période électorale.

Au titre de la procédure, on peut retenir que le délai de prescription des infractions visées par ladite loi est de 20 ans et court à partir de la date de découverte de l’infraction. Des poursuites sont exercées conformément aux dispositions du code de procédure pénale, de même que des perquisitions et des saisies pour le besoin d’enquête sont autorisées, même en cas d’absence de la personne dont le domicile est perquisitionné, sans oublier les gels, les saisies et les confiscations prévues par la présente loi. Mieux, le secret bancaire ne peut être évoqué pour refuser de fournir les informations ou documents demandés par les autorités judiciaires ou les agents chargés de la détection et de la répression des infractions visées.

Tout contrevenant à la loi anti-corruption court selon le cas des peines d’emprisonnement allant de 1 à 20 ans et des amendes de 500.000 à 1 milliard FCFA.

Après cette intervention de l’Inspecteur Général des Affaires Administratives, il a été procédé sur instruction du ministre Raphaël Edou, à une lecture expliquée de certaines dispositions de la loi en vue de renforcer davantage la compréhension du personnel du ministère sur la loi anti-corruption qui n’a manqué de poser des questions d’éclaircissement sur le sujet. Le ministre Raphaël Edou a surtout insisté sur la nécessité pour les uns et les autres de changer de comportement et de croire que désormais plus rien ne sera comme avant. Il a exhorté tous les Béninois à tout mettre en œuvre pour bien cerner le contenu de cette loi afin de savoir à quoi s’en tenir pour ne pas s’offrir en victime expiatoire. Il a surtout exhorté le personnel à contribuer à son application effective, car le développement de notre pays en dépend. Surtout que cette initiative remet en confiance les investisseurs qui ont besoin d’un environnement propice aux affaires pour apporter leur pierre à l’édification de la Nation béninoise et au rayonnement de son économie.