Grève dans le secteur de l’éducation

Des maires et le Préfet des départements du Mono et du Couffo mobilisés autour du ministre Raphaël Edou approuvent les mesures prises par le gouvernement

La salle de conférence de la préfecture de Lokossa a connu vendredi dernier, une importante rencontre dirigée par le ministre de la décentralisation, Raphaël EDOU à la tête d’une délégation gouvernementale pour échanger avec les membres de la conférence administrative départementale, les têtes couronnées, des organisations de la société civile et autres invitées pour la circonstance.

Cette rencontre qui se tient en prélude à la tournée gouvernementale décidée en conseil extraordinaire des ministres du jeudi dernier, a permis de requérir l’avis des membres de la conférence administrative départementale du Mono-Couffo et des forces vives de la société de ce département. Toutes les parties se sont accordées à pour reconnaître que cette crise a assez perduré et pénalise de plus en plus les élèves qui constituent l’avenir de ce pays. Ainsi, il a été demandé aux directeurs en charge des enseignements maternel, primaire et secondaire pour avoir une idée sur la situation réelle dans ces deux départements. Le directeur départemental des enseignements maternel et primaire fera donc notifier que seuls les enseignants qui font la pratique pour l’obtention d’une qualification diplômante sont présents au poste. Le ministre Edou, accompagné pour la circonstance par le 3ème secrétaire général adjoint du gouvernement a appelé les grévistes à la raison. Dans le même temps, il a été procédé à la mise en place des commissions depuis le niveau des villages et quartiers de villes jusqu’au niveau départemental en passant par les communes. Il s’agit pour ces commissions de mettre en applications les instructions du conseil des ministres. Les grévistes risquent selon les sanctions prévues, la suspension de salaire ou la radiation pure et simple de la fonction publique. Les enseignants sont donc avertis et peuvent exploiter la seule voie de négociation qui leur reste. Selon la délégation gouvernementale, il seule la reprise effective des cours et la présence des uns et des autres au poste restent le gage d’une éventuelle négociation. A la fin de la rencontre, les maires, le préfet et les membres de la conférence administrative départementale, ont pris l’engagement d’accompagner le gouvernement pour que les mesures soient strictement respectées et que l’école béninoise sorte de cette crise.