Mouvement de grève des enseignants au Bénin

Le Ministre EDOU fait le compte dans les communes du département du Couffo

Très tôt le lundi 05 Mars 2012, le ministre Raphaël Edou et sa suite ont mis le cap sur les communes du département du Couffo pour y faire le point des enseignants qui jusque là, continuent de braver les instructions du gouvernement en allant en grève. Ainsi, cette descente de la délégation gouvernementale a sillonné les communes de Djakotomey, Aplahoué, Toviklin, Klouékanmè, Lalo et Dogbo. Ecoles primaires, établissements secondaires ont reçu tour à tour, la visite de la délégation gouvernementale pour constater l’effectivité de la reprise des cours. Suite donc aux conclusions du conseil extraordinaire des ministres du jeudi 1er mars 2012, tous les membres du gouvernement ont donc été appelés à descendre sur le terrain pour y sensibiliser les enseignants sur les risques qu’ils encourent en boycottant délibérément les cours en pleine année scolaire. Même si nombreux n’ont pas encore perçu que le gouvernement est à la porte du non retour, il faut dire que quelques écoles ont pu ouvrir leurs portes pour permettre aux élèves de progresser dans leurs programmes d’étude.

Cependant, certains enseignants ont chassé les élèves à coup de bâton leur demandant de rentrer chez eux. Pourtant, alors que le gouvernement a interdit des assemblées générales sur toute l’étendue du territoire nationale, des enseignants se sont donnés rendez-vous à l’Ecole Primaire Publique d’Azovè-Centre pour un rassemblement surpris par la délégation du ministre de la décentralisation. A ce niveau, Raphaël Edou les sensibilise une fois encore, les avertit ensuite avant de leur demander de vider les lieux dans les dix (10) minutes qui suivaient. Ces derniers ont obtempéré mais ont continué de ruminer que leur mécontentement. Le ministre et sa suite ont ensuite mis le cap sur Klouékanmè, Lalo et Toviklin. A ces niveaux, il faut souligner que la délégation a tenu des séances de travail avec les maires et quelques Chefs d’arrondissement qui venaient de faire le tour de leur commune. Toutefois, il faut souligner la malice de certains enseignants qui ont cru que le travail s’arrêterait en si bon chemin et qui ont cru devoir tromper la vigilance des chefs quartiers et de villages. Ils ont répondu présent au poste ce lundi matin dans certaines écoles et, peu après, le départ de ces élus locaux, ont disparu pour se rendre dans des Assemblées Générales ou chez eux. Mais leur malice a été mise à nue puisque les élus locaux ont compris leur subterfuge et ont choisi de faire des contrôles à des heures où les enseignants ne s’y attendent pas. Pis encore, à Adjagli dans la commune de Lalo, un directeur n’a pas voulu rendre aux agents de sécurité déployés sur le terrain, la liste des agents absents. A Toviklin, presque toutes les écoles ont ouvert leurs portes. A l’endroit des élus locaux, le ministre Raphaël Edou explique clairement l’enjeu comme c’était le cas voici quelques jours. C’est donc à un test de taille que ces acteurs de la décentralisation devront réussir puisque le gouvernement se repose sur les communes pour obtenir des informations fiables. C’est une opportunité à saisir pour ces acteurs locaux pour jouer leur rôle de facilitateur de développement.