Reprise des cours après le débrayage

98,5% des enseignants ont saisi la main tendue du Chef de l’Etat

Après plusieurs mois de grève soutenue dans le secteur de l’éducation au Bénin, plusieurs enseignants grévistes ont compris enfin que le président de la République, le docteur Boni Yayi ne s’amusait pas lors de la rencontre de la dernière chance tenue dans la salle du peuple du palais de la République. Comme constaté depuis quelques jours après le mot d’ordre de certains syndicats qui ont appelé les hommes de la craie à retrouver le chemin des classes, ces derniers ont rebroussé enfin chemin pour retrouver leurs élèves en classe afin de conduire l’année académique à son terme.

A ce titre, ils sont plusieurs milliers soit 98,5 % de la masse enseignante à reprendre le lundi 19 mars 2012, le chemin des classes pour l’avenir de ces millions d’âmes innocentes qui constituent à ce jour, le fer de lance du Bénin. Ces enseignants qui ont bravé moult menaces pour retourner à l’école ont reçu par la voix du Ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire les félicitations de la Nation et a également exprimé ses sincères gratitudes à tout le peuple béninois pour son mérite et son unité pour sauver l’école béninoise et briser le cycle infernal des grèves perlées qui ne rend aucun service à ces élèves qui doivent conduire demain le Bénin à son développement. Selon Mathys Adidjath, Ministre de l’Economie et des Finances, venue appuyer son collègue de la décentralisation au cours du journal télévisé de 20h, le gouvernement est resté ferme sur les mesures annoncées et met donc fin à la démagogie qui embrase et entrave le développement du Bénin.

Ainsi, de ses propos, l’on retient clairement que les salaires tomberont à bonne date sauf que pour les enseignants du secondaire, du secteur technique et professionnel, le paiement n’aura lieu que dans une semaine car, les services compétents doivent faire le point des grévistes et procéder à la défalcation. Quant aux enseignants communautaires et reversés qui n’ont pas cru devoir entendre raison et suivre les conseils du Chef de l’Etat, ils se sont eux-mêmes exposés aux sanctions annoncées.