Entretien avec le ministre Raphaël Edou sur la production cotonnière 2012-2013 dans le Mono-Couffo

« Les engrais sont déjà disponibles dans les départements du Mono et du Couffo »

Le débat sur la campagne cotonnière et l’efficience des productions agricoles étaient samedi dernier au cœur d’une rencontre initiée par le ministre de la Décentralisation de la Gouvernance Locale de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire Raphaël Edou. Il a rassemblé autour de lui, le Préfet des départements du Mono et du Couffo, le Directeur Régional Mono-Couffo de la SONAPRA, certains maires et responsables communaux des départements du Mono-Couffo, les responsables des producteurs agricoles dans le but de faire le point des préparatifs de la campagne cotonnière 2012 à laquelle devront participer 7 communes du Couffo.

Monsieur le Ministre, quel est le motif de votre rencontre avec les Responsables Communaux des Producteurs Agricoles et les maires des communes du Mono-Couffo ?

La rencontre d’échanges a porté sur la campagne cotonnière 2012-2013. Vous savez, c’est l’Etat qui s’occupe de toutes les étapes de cette campagne. Et vu son importance pour le gouvernement, nous avons organisé cette rencontre en tant que ministre de la région, histoire de faire le point avec les responsables communaux de producteurs agricoles, les directeurs généraux, les maires, le préfet et les chargés de mission à propos des préparatifs en cours. Actuellement les semis n’ont pas encore commencé dans le Couffo et on en est encore à l’étape de la préparation des champs. L’objectif est d’encourager les agriculteurs. Ceux qui le faisaient déjà, vont continuer et ceux qui ne le faisaient pas on les encourage avec quelques mesures d’utilisation des tracteurs pour faciliter le travail. On a fait le point des tracteurs disponibles et comment suivre les travaux au niveau des agriculteurs pour leur permettre d’avancer. Moi-même, il y a un champ que je ferai. Les maires sont chargés de me trouver un champ où je vais le faire pour aussi envoyer le coton dans les départements du Mono et Couffo.

Quels serait le rôle des maires dans ce plan de production du Coton ?

Le travail qu’on est en train de faire maintenant est de permettre au gouvernement d’avoir l’information réelle du terrain. Par exemple, nous avons vérifié tout à l’heure si on ne pouvait pas aller chercher les engrais au niveau des CERPA pour les vendre aux privés qui vont les revendre plus cher. Nous avons aussi compris que les populations, les agriculteurs qui produisent le coton ont besoin d’être rassurés, de savoir que les problèmes qu’ils posent ont besoin d’être pris au sérieux et réglés rapidement. Cela vient en appui de ce que le ministère de l’agriculture est en train de faire déjà. Pour cette rencontre que nous venons d’avoir, un document sera envoyé au ministère de l’agriculture et également, un point en sera fait en conseil des ministres.

Il y a quelques dix jours, des rumeurs ont fait état de ce que les paysans ne bénéficient pas des engrais envoyés dans nos communes.

Avez-vous discuté de ce point ?

Vous savez pour les vivriers, il y a une insuffisance que nous allons suppléer rapidement parce que certains n’ont pas trouvé d’engrais pour leur champs. Nous parlons du Coton mais nous n’allons pas négliger les autres cultures ; nous devons être excellents partout et c’est pour cela que nous avons mesuré le degré de satisfaction en terme de besoin d’engrais au niveau des départements. Et les compléments à faire sont connus et nous pensons que ces points trouveront des solutions appropriées.

Quel message avez-vous à lancer aux producteurs de Coton pour les rassurer qu’ils auront suffisamment les engrais ?

Vous savez au niveau du coton, les engrais sont déjà disponibles sur le territoire national. Et si nous évaluons ce que nous avons commandé au niveau du gouvernement, nous n’allons même pas pouvoir tout consommer. Tout les besoins pour la campagne agricole seront couverts et il en restera pour l’année prochaine. Nous encourageons les producteurs de coton à vite faire leurs champs pour être en mesure de semer. Dans tous les cas, nous serons très prochainement avec eux ensemble dans les champs pour voir comment chacun évolue et ils pourront même visiter mon champs. C’est la pratique au niveau du gouvernement, et nos parents sauront que ce n’est pas seulement leur affaire mais l’affaire de tout le gouvernement et de son chef le docteur Boni Yayi

Votre mot de fin

Nous voulons demander aux conseillers de villages, aux conseillers d’arrondissements, les maires en collaboration avec les chargés de mission à veiller à ce que les services chargés d’approvisionner les agriculteurs en intrants de nous informer et surtout le préfet, s’il y a des divergences pour que des mesures correctives soient rapidement prises.