Discours du Représentant du Chef de l’Etat à l’occasion de la Cérémonie de lancement officiel des activités du PSDCC.

 Mesdames et Messieurs les Ministres ;  Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique accrédités au Bénin ;  Monsieur le Représentant Résident de la Banque Mondiale au Bénin ;  Monsieur le Chargé de Projet à Washington DC  Honorables Députés ;  Messieurs les Directeurs de Cabinet des Ministères sectoriels ;  Mesdames et Messieurs les membres des Cabinets ministériels ;  Messieurs les Secrétaires Généraux des Ministères ;  Mesdames et Messieurs les Directeurs Centraux, Techniques et Responsables d’organismes sous tutelle ;  Messieurs les Préfets des Départements ;  Monsieur le Secrétaire Exécutif du PSDCC ;  Mesdames et messieurs les membres du Secrétariat des services décentralisés conduits par les communautés ;  Mesdames et Messieurs les Maires ;   Distingués Sages, Notables et Représentants des Cultes Religieux ;

 Madame et Messieurs les Elus Locaux ;  Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations de la Société Civile ;

 Chers invités ; Mesdames et Messieurs ; Je voudrais exprimer ma reconnaissance pour chacun de vous d’avoir répondu présent à notre invitation à l’occasion du lancement officiel du Projet des Services Décentralisés Conduits par les Communautés (PSDCC). C’est heureux de constater que plusieurs acteurs au plan national qu’international œuvrent de manière à traduire dans les faits, la politique du gouvernement et les exigences exprimées dans les différents textes régionaux et internationaux. C’est dans cette optique que le Bénin s’est doté, en matière de Décentralisation et de Déconcentration, des instruments juridiques concourant à la réduction de la pauvreté et à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement. En effet, l’article 2 de la loi n°97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin dispose que : « La commune constitue le cadre institutionnel pour l’exercice de la démocratie à la base. Elle est l’expression de la décentralisation et le lieu privilégié de la participation des citoyens à la gestion des affaires publiques locales ». Nous sommes fiers de voir ce matin une concrétisation de la participation citoyenne dans une démarche structurée dénommée Développement Conduit par les Communautés (DCC) qui met en synergie les acteurs communaux en vue d’une réelle démocratie à la base. Le PSDCC vient nous offrir le cadre approprié pour pratiquer et approfondir les principes cardinaux de la décentralisation dont l’objectif premier est la facilitation de la qualité des services de proximité dans le cadre d’une meilleure prise en compte des besoins des communautés. Le Chef de l’Etat, le Docteur Boni YAYI, en consacrant un département ministériel entier à la décentralisation nous montre l’importance qu’il accorde au développement de nos entités territoriales. En d’autre terme, il s’agira de créer une dynamique communautaire sur nos territoires pour libérer les énergies, les potentialités et de donner aux citoyens la possibilité de créer et d’innover pour l’amélioration du bien être. Mais, force est de constater malheureusement que nos communes retournent à une autre forme de centralisation qui fait du pouvoir local décentralisé un pouvoir fermé, peu transparent, opaque et empêchant le citoyen de comprendre la gestion des affaires de sa commune. Ainsi, il n’est pas rare d’entendre des élus dire : « de quoi se mêle-t-il ? Qu’est-ce qui le concerne ? » Tout comme si la population n’avait pas droit à l’information. Par exemple des marchés sont passés avec surfacturations et une volonté de cacher au public les informations sur la gestion financière et domaniale. Pour le gouvernement du Docteur Boni YAYI, l’heure de la rupture a sonné et il faut catégoriquement changer le mode de gestion de nos communes. L’approche DCC est une opportunité et une occasion pour nos populations des quartiers de villes et des villages de concevoir, d’organiser et de gérer, entre autres, les projets de construction des infrastructures socio- communautaires. Cette opportunité qu’offre le projet va s’intégrer dans le dispositif de l’administration territoriale. Le PSDCC est alors pour nous, le moteur qui va impulser une nouvelle dynamique au niveau des préfectures et des communes. Prévu pour une durée de 4 ans, ce projet a pour objectif d’améliorer l’accès aux services sociaux de base à travers l’intégration de l’approche de Développement Conduit par les Communautés (DCC) dans la fourniture de ces services. De ce fait, le PSDCC s’inscrit bien dans la vision du Chef de l’Etat et de son gouvernement de faire de la décentralisation, le principal levier de développement des communes et par ricochet de celui de tout le pays. Ce projet constitue la première des trois phases d’un prêt-programme évolutif (APL) de douze (12) ans avec pour finalité la réduction de la pauvreté dans nos contrées où l’accès aux services de base demeure une préoccupation majeure. Point n’est besoin de souligner que, sans un véritable couplage décentralisation et déconcentration, la territorialisation des politiques publiques est impossible. La pertinence du PSDCC réside dans ses objectifs de créer une harmonie au sein du couple déconcentration et décentralisation. Le renforcement des capacités de l’administration départementale, des communes et des communautés à la base nous permettra de faciliter la coordination des actions publiques au niveau des collectivités territoriales. Mesdames et Messieurs, La tâche est immense mais avec la volonté de l’équipe du projet, de la Banque Mondiale et du Gouvernement béninois dans la mise en œuvre du processus de la décentralisation et de la gouvernance locale, l’espoir est permis. C’est pourquoi je me félicite déjà des efforts effectués par le gouvernement à travers l’institutionnalisation du Fonds d’Appui au Développement des Communes (FADeC) qui, à l’instar des autres outils élaborés, est un mécanisme de transfert qui vise à consolider l’ensemble des transferts vers les communes. Le FADeC sera renforcé par le PSDCC pour un montant de trente six mille dollars américains pour la première composante. La deuxième composante, d’un montant de cinq millions de dollars américain et qui concerne les filets sociaux permettra aux plus pauvres de bénéficier des appuis financiers directs et indirects pour leur permettre de devenir productifs. La troisième composante nous aidera à renforcer la capacité des acteurs du projet pour cinq milles dollars. C’est le moment de remercier le Groupe de la Banque mondiale qui ne ménage aucun effort pour l’amélioration de l’accès des plus pauvres du Bénin aux services sociaux de base. Monsieur le Représentant Résident de la Banque mondiale au Bénin, Monsieur le chargé du projet à Washington DC. Le peuple béninois à travers ma voix vous promet son total engagement dans la mise en œuvre des activités et dans l’atteinte des indicateurs de performance du PSDCC. Mesdames et Messieurs, Je ne saurais terminer mes propos sans remercier également tous les autres acteurs qui de près ou de loin se soucient du développement harmonieux de notre pays et particulièrement tous nos Partenaires Techniques et Financiers pour leur soutien constant aux côtés du Bénin, dans la lutte contre la pauvreté. C’est sur ces mots de remerciement et d’espoir que je déclare officiellement lancée ce jour, Vendredi 15 Mars 2013, la mise en œuvre des activités du Projet de Services Décentralisés Conduits par les Communautés (PSDCC). Vive la Démocratie Locale ! Vive la Décentralisation ! Vive la Coopération internationale ! Vive le Bénin Je vous remercie.