Gestion scabreuse des ressources foncières des communes du Bénin

Une faute lourde passible de peine d’emprisonnement (Attention prudence !)
Décidemment, il y a des maires tout-puissants dans notre pays ou du moins, des maires qui donnent l’impression de l’être. Sinon comment comprendre que sous prétexte des opérations de lotissement et de recasement, des maires exproprient des propriétaires terriens, laissent des veuves sans toit et réduise de plus de moitié, la superficie des parcelles des populations. Et devant tout ça, il n’y a personne pour réagir. Il n’est plus un secret pour personne que les maires profitent des opérations de lotissement et de recasement pour s’enrichir et pour se constituer des parcelles à vendre ou à revendre. Cette mauvaise habitude de certains maires met à mal la cohésion nationale dans la mesure où, ils laissent nombre de personne sans toit, les poussant au banditisme et autres forfaits. Cette manière de gérer les ressources foncières qui est constitue d’ailleurs une faute lourde au regard des textes de la décentralisation et pouvant leur ouvrir le boulevard de la prison, révolte les populations qui se sentent lésées. Pire, des maires qui prétendument se réclament de la mouvance présidentielle, prétextent de leur affiliation politique pour gruger les populations et les exproprier au motif qu’ils travaillent pour le compte du gouvernement. Il est donc temps pour le chef de l’Etat de taper du poing sur la table et de mettre en branle l’arsenal nécessaire pouvant mettre hors d’état de nuire ces maires indélicats afin de sauver la cohésion nationale. Sinon, des conflits ethniques ou socio-politiques naîtront ça et là, rien qu’à cause de la gourmandise de certains qui ne pensent qu’à leur poche et oublient l’intérêt des populations. Parce que dépassés par les événements avec les temps qui courent, les propriétaires peuvent perdre les pédales et verser dans la violence et en ce moment, ce sont les vies innocentes qui en payeront le prix fort. Le gouvernement doit encourager les décisions telles que celles prises par la préfet Placide AZANDE pour suspendre les opérations de lotissement et de recasement à Abomey Calavi ; ceci pour le bien-être des populations et la paix si chère aux Béninois.