Gestion anarchique des réserves administratives

Les maires et nos élus communaux doivent changer de fusil d’épaules pour aider au développement de leur localité
Si jusque là, les maires avaient la latitude de faire ce qu’ils veulent des opérations de recasement et de lotissements de même que les réserves administratives, ils sont désormais dos au mur. Dans un élan de transparence, le ministre de la décentralisation à travers l’arrêté 002/MDGLAAT/DC/SG/CNAD/CA du 16 janvier 2013 a mis sur pied une commission nationale chargée de répertorier et de contrôler les réserves administratives et parcelles disponibles dans certaines communes du Bénin. Cette démarche qui fait suite à plusieurs plaintes et au constat amer de la mauvaise gestion des réserves administratives, vise essentiellement à sonner le glas du gaspillage des réserves organisé par certains maires de notre pays le Bénin. Sur le terrain, les populations ont accueilli favorablement cet arrêté ministériel car, elles s’estiment heureuses de pourvoir désormais compter sur la détermination du gouvernement à faire des réserves administratives, ce pourquoi elles sont destinées. Et une complicité à nulle autre pareille naîtra d’ici à là entre les populations et le gouvernement dans la mesure où, elles veulent désormais disposer des terres pour abriter les infrastructures socio-communautaires que le gouvernement veut installer dans toutes les communes du Bénin. Ainsi, il sera procédé sous peu à l’état des lieux des réserves administratives et des opérations de recasement. Tout ceci dans la seule optique de rendre à la communauté ce qui lui appartient pour qu’elle puisse en faire un espace d’utilité commune. Avec la détermination des populations, le gouvernement à travers le ministère de la décentralisation n’entend plus lâcher d’une semelle, les maires qui ont pris la vilaine habitude de procéder à un recasement qui n’en vaut pas la peine et de vendre anarchiquement les réserves administratives. Il est donc temps pour eux de revoir leur copie et de laisser aux populations ce qui leur est réservé comme espace pour la réalisation d’infrastructures au profit de la communauté. En tout cas, ils n’auront plus le choix puisque le gouvernement est décidé à sonner le glas de cette mauvaise habitude prise par certains maires de vendanger les réserves publiques, et les populations avec elles.