Tournée de prise de contact et d’échanges avec le préfet et les élus du Zou et des Collines

Le ministre Gnonlonfoun s’imprègne des réalités de la gestion déconcentrée et décentralisée

Le Ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance Locale, de l’Administration et de l’Aménagement du Territoire, Isidore Gnonlonfoun a bouclé le vendredi 25 octobre 2013, la quatrième étape de sa tournée de prise de contact et d’échanges avec les préfets, les élus communaux, les structures déconcentrées et acteurs de la société civile. Après Cotonou, Lokossa et Porto-Novo, le ministre Gnonlonfoun est allé s’informer des réalités et des conditions de travail des élus communaux, du préfet et des agents de la préfecture. Ladite rencontre a eu pour cadre l’hôtel Guedevi 1 d’Abomey.

D’une superficie de 19174 km², les départements du Zou et des Collines dont le chef-lieu est la cité historique d’Abomey, disposent de 15 communes, de 136 arrondissements et 725 villages et quartiers de ville pour une population de plus d’un million cinq cent mille habitants. A la rencontre du vendredi dernier, plusieurs problèmes et difficultés spécifiques aux deux départements ont été relevés aussi bien par le préfet que les participants. On note entre autres l’impraticabilité de certaines pistes de desserte rurale et de la route Akassato Bohicon ; le vieillissement des ressources humaines ; l’inexistence du parc automobile ; le problème de la sécurité des personnes et des biens ; les conflits de limites intercommunales ou intra-communales ; les conflits de chefferie traditionnelle de transhumance. Afin de permettre un véritable développement à la base, le préfet a plaidé pour qu’une solution idoine soit trouvée sur ces diverses difficultés. Il s’est toutefois réjoui de l’effort constant du gouvernement pour la mise à disposition du fonds FADeC, la dotation des structures déconcentrées de crédits d’assistance-conseil aux communes. Dans son adresse à l’assistance, le ministre a dit être conscient desdites difficultés évoquées et qui handicapent les actions de développement engagées dans ces départements. Pour atteindre l’objet d’un développement harmonieux pour le pays, a-t-il dit, es élus communaux avec à leur tête le préfet, doivent s’efforcer de faire en sorte que les ressources et crédits mis à leur disposition soient utilisés dans la plus grande transparence et dans le souci de rationalisation des choix budgétaires qui favorisent l’exécution des dépenses publiques de qualité et efficace. Pour Zou-Collines, il est spécifiquement question de développer de manière plus visible, la participation citoyenne à la lutte contre l’insécurité, les braquages de toutes sortes, de sensibiliser les populations contre les actes de violence parfois meurtrière qui caractérisent les rapports entre agriculteurs et éleveurs, les dissensions au sein des communautés religieuses qui apparaissent malheureusement comme une source inquiétante de troubles sociaux dans certaines localités, de renforcer la coopération transfrontalière pour développer avec les pays limitrophes, de bons rapports de voisinage, a renchéri le ministre. Se prononçant sur la question des limites territoriales entre les unités administratives locales, il a exhorté les élus locaux et les populations à l’aborder avec beaucoup de retenue en privilégiant la concertation et le dialogue à la base. C’est alors qu’il invite tous les préfets, les maires, les chefs de villages ou de quartiers de ville de même que les notables et sages à rechercher et à faire des propositions consensuelles au gouvernement afin de mieux régler ces situations sans heurt.