Rentrée solennelle pour les apprenants du cycle B des agents des collectivités locales

La maison des jeunes de Tchaourou, commune où est implanté le siège du CeFAL, a abrité le jeudi 24 octobre 2013 la cérémonie officielle de lancement de la rentrée solennelle de la première promotion des stagiaires du centre.

Isidore GNONLONFOUN a témoigné que le choix du gouvernement est fondé sur le postulat selon lequel le développement économique et social exige des ressources humaines de qualité dont l’éducation est l’un des facteurs déterminants. C’est fort de ce principe cardinal et conscient de ce que les communes constituent sans aucun doute des leviers privilégiés du national, explique-t-il, que le gouvernement a créé par décret n°2011-886 du 30 décembre 2011, le Centre de Formation pour l’Administration locale (CeFAL) et lui a assigné pour missions d’assurer la formation professionnelle, initiale et continue des agents des catégories B et C des Collectivités territoriales ; de coordonner toutes les actions de formation continue initiées et exécutées au profit des agents territoriaux par les autres organismes de formation et en assurer le contrôle de qualité ; d’organiser pour les élus locaux les séminaires d’information et de formation et de favoriser toute initiative de renforcement des capacités.Il a exhorté les membres de la première promotion des apprenants des cycles de formation du CeFAL au courage et à la persévérance pour qu’au terme des deux années que durera leur formation, ils puissent réunir les notes requises pour l’obtention du parchemin. Aux membres de l’Administration du CeFAL, Isidore GNONLONFOUN a rappelé la lourde responsabilité qui sur eux pèse : « Le Gouvernement a déjà joué sa partition en créant le CeFAL et en le dotant de ressources nécessaires à son développement. Le succès du centre dépend désormais de vous, de la juste perception que vous avez de l’historique mission qui vous est assignée et de votre capacité à vous en acquitter avec professionnalisme et esprit de rigueur. Le Gouvernement et son chef comptent sur vous et ne tolèreront pas la contre-performance » dixit. « Mes collaborateurs et moi mesurons l’ampleur de la tâche et prenons tous l’engagement de ne pas trahir la confiance que le pays nous fait en nous permettant de conduire cette nouvelle expérience …Nous sommes déterminés à jouer pleinement notre partition et sommes convaincus , Monsieur le Ministre que votre soutien, celui des membres du Conseil d’administration du centre et celui des organes de direction et de gestion de votre département ne nous feront pas défaut », s’est engagé au nom de ses pairs, Théophile YAROU, le directeur du CeFAL. Il a rappelé que la mission principale du CeFAL tient du renforcement des capacités des élus et du personnel communal. Il a présenté les activités déjà réalisées par le centre. Ainsi, depuis le lancement de ses premières activités en juillet 2013 à Kétou, les activités du centre ont porté sur la formation qualifiante avec l’organisation, du 16 au 26 juillet à Kétou, Parakou et Bohicon d’une session au profit de 77 chefs de services chargés de l’état civil des communes sur le thème de « la gestion moderne de l’état-civil », du 20 au 23 août 2013 à Kétou, Parakou, Natitingou, Grand popo, Glazoué et Ouidah d’une deuxième session au profit de 154 chefs de services chargés de la gestion des archives et du secrétariat des 77 communes sur le thème de « la gestion des archives ». Il est par ailleurs envisagé dans un futur proche une formation destinée aux acteurs de la chaîne de passation des marchés publics sur le processus de gestion des marchés publics. Théophile YAROU a précisé que le démarrage des activités du volet formation diplômante du CeFAL nécessitait au préalable l’accomplissement d’un certain nombre de tâches à savoir : l’élaboration des curricula adaptés et répondant aux besoins réels de formation des agents des collectivités en lien avec les compétences requises ; l’élaboration ou l’actualisation des modules de formation ; la construction ou la location des locaux devant servir de blocs pédagogiques ; la construction ou la location et l’équipement des salles de cours ; l’organisation du test de recrutement des premiers apprenants ; l’élaboration des différents documents pédagogiques, la sélection des formateurs…Le Directeur du CeFAL a présenté la première diplômante du centre. Elle est constituée de 59 stagiaires retenus après un test de sélection et répartis en quatre filières : Administration Générale et Territoriale (25), Finances et Fiscalité locale (15), Planification et Développement local (11) puis Gestion et maîtrise d’ouvrage communal (8). Il a par ailleurs précisé que les enseignants du CeFAL , au nombre de 50, sont des experts dans leur domaine de compétence ,proviennent des secteurs public et privé , ont été recrutés sur appel à candidature et ont reçu une formation en andragogie.

Devenir un acteur de renommée …

Astrid SAGEBIEL, représentante du PDDC a indiqué que le CeFAL est un partenaire clé de la coopération allemande au développement dans ses efforts de renforcer les capacités des ressources humaines communales. Elle a précisé qu’ensemble avec le programme « Renforcement des capacités pour le soutien des processus de décentralisation en Afrique de l’Ouest », programme sous-régional que la République Fédérale d’Allemagne soutient également, l’appui financier et technique au CeFAL pour le compte de l’année 2013 s’élève à plus de 37 millions de francs CFA. « Le chemin pour arriver à combler le multiples besoins en formation des agents communaux est encore long. La capacité du CeFAL de réagir par rapport aux besoins exprimés des communes restera importante pour son succès. Le CeFAL a pour rôle d’offrir des formations normatives pour des agents des catégories B et C qui n’ont pas encore bénéficié de formations diplômantes. Le CeFAL a aussi comme mandat important dans le paysage des acteurs de la formation de s’impliquer dans la coordination des actions de formation d’autres acteurs tout comme dans le contrôle de qualité des formations. Les tâches qui attendent le CeFAL sont énormes… », a témoigné Astrid SAGEBIEL. Elle a indiqué que seul, le travail constant garantira que ces débuts prometteurs feront du CeFAL, un acteur de renommée national et sous régional. Ella a rappellé que la formation des individus reste un élément clé pour un meilleur fonctionnement des communes et pour la réussite de la Décentralisation. Elle a fait remarquer que beaucoup d’éléments doivent être réunis pour que la décentralisation et la déconcentration contribuent efficacement au développement à la base et à la réduction de la pauvreté. Astrid SAGEBIEL a énuméré la liste des chantiers communs avec la coopération allemande. On peut en retenir la sécurisation des agents à travers la loi concernant le statut de la fonction publique territoriale, les systèmes de gestion et de contrôle de qualité à l’intérieur de chaque domaine, la transparence dans la prise de décisions, l’adéquation profil-poste, les systèmes de rémunération basée sur la performance des agents, l’arrimage entre la planification communale et la planification des ministères sectoriels et la volonté des ministères sectoriels de transférer des ressources financières et humaines aux communes. Salamatou Kora Ponou, Préfet des départements du Borgou et de l’Alibori, a déclaré qu’en démarrant ses activités de la formation diplômante avec les agents de la catégorie B, le CeFAL a entendu mieux outiller les agents d’exécution de niveau moyen les plus voués à la tâche dans les administrations locales. Elle a souhaité qu’au terme de leur formation, les stagiaires soient mieux outillés pour promouvoir aux côtés des maires, la gouvernance locale dans tous les départements du Bénin.

LES APPRENANTS DU CYCLE B

LES PARTICIPANTS A LA CÉRÉMONIE

VUE D’ENSEMBLE DES PARTICIPANTS