3ème session de Conférence africaine de la décentralisation et du développement local

Le ministre Isidore Gnonlonfoun désormais aux commandes de l’institution

Du lundi 11 au vendredi 15 août 2014 s’est tenue à Cotonou, la 3ème session ordinaire de la CADDEL (Conférence africaine de la décentralisation et du développement local). « Renforcement de la gouvernance locale pour la paix, la sécurité et le développement local » a été le thème principal de la 3ème session ordinaire de la CADDEL. En prélude à la conférence des ministres de la décentralisation en Afrique, la rencontre des directeurs de la décentralisation en Afrique s’est tenue dans un premier temps, du 12 au 13 août 2014, la réunion des directeurs. Elle a balisé le terrain et a facilité les travaux de la CADDEL à Cotonou.

La rencontres des Directeurs de la décentralisation Durant deux jours, les directeurs de la décentralisation en Afrique ont abordé entre autres points : l’examen des échanges réalisés par la CADDEL de 2011 à 2014 ; des échanges d’informations sur les dynamiques actuelles, les défis et les perspectives ; l’intégration du Comité technique spécialisé et l’introduction des nouveaux outils (Charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du Haut conseil des autorités locales). Cette conférence panafricaine a réfléchi sur la corrélation existant entre la trilogie : « paix, sécurité et développement local ». Cette trilogie est d’autant plus d’actualité en Afrique, quand on se réfère aux attentats et autres exactions qui deviennent légion sur le continent africain. La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du ministre de la décentralisation du Bénin, Isidore Gnonlonfoun, et de plusieurs autres acteurs de la décentralisation dans les pays membres de la Caddel. C’est le ministre Gnonlonfoun qui a ouvert le bal des discours. Ainsi pour lui, le choix de Cotonou pour abriter cet important évènement constitue pour le Gouvernement béninois et pour tout son peuple un honneur, non seulement au regard de la qualité des participants qui y séjourneront pendant quelques jours, mais également en raison de la pertinence des thèmes qui seront débattus au cours de nos travaux . fort de la pertinence des sujets programmés à l’ordre du jour de cette rencontre, il a convié les différents participants à saisir cette occasion pour rasseoir les bases de la décentralisation dans nos Etats membres de la Caddel.

A sa suite, le directeur des affaires politiques de la Commission de l’Union Africaine, Dr Khabele Matlosa emboîte les pas au ministre de la décentralisation du Bénin. Pour sa part, cette session qui s’ouvre avant le démarrage effectif de celle des ministres membres de la CADDEL doit être saisie par l’ensemble des participants afin des démarches idoines soient menées pour la mobilisation de fonds en application des grands travaux à la décentralisation et collectivités locales. Pour ce faire, Dr Khabele Matlosa indique aux participants de ladite réunion des experts de la CADDEL les grands axes à emprunter pour l’atteinte des objectifs fixés. Il était revenu hier à la présidente de la CADDEL et Ministre de l’Administration du territoire du Mozambique de prononcer le discours d’ouverture de cette assise des experts. Elle a pris le soin de rappeler à tout et chacun la mission qui lui incombe avant le démarrage effectif demain de la réunion des ministres de la Décentralisation et du Développement Local.

La conférence des ministres pour envisager de nouvelles perspectives

En prélude à l’acte qui a consacré le ministre Isidore Gnonlonfoun, président de la Caddel, les ministres des pays membres ont tenu, le jeudi 14 août, la 3ème session ordinaire de la conférence qui leur a permis d’échanger sur les opportunités pour un meilleur fonctionnement de l’institution. A la suite des interventions de la présidente en exercice de la Caddel, la ministre de l’Administration du territoire du Mozambique, Carmelita Rita Namashulua, du Commissaire aux affaires politiques de l’Union Africaine et du président de l’Association nationale des communes du Bénin, Soulé Allagbé qui ont souhaité le renforcement du processus de la décentralisation dans la réforme des Etats membres, avec pour objectif fondamental l’assurance d’un meilleur arrimage et d’une meilleure présence de l’Etat au niveau local, c’est le ministre Gnonlonfoun qui a situé le contexte et l’importance de la rencontre de Cotonou. Pour lui, la Décentralisation est aujourd’hui une réalité dans la plupart des pays, en dépit des disparités dans la forme et le degré d’approfondissement. Il a fait constater en quoi cela est une victoire pour les peuples du fait qu’elle peut contribuer à l’amélioration de la représentation, la participation, l’inclusion, le contrôle, la recevabilité et la reddition des comptes.

C’est à juste titre que le ministre du Développement, de l’analyse économique et de la prospective, Marcel de Souza, représentant le chef de l’Etat s’est réjoui des sujets à aborder au cours de cette conférence des ministres. En citant, entre autres, l’examen des progrès réalisés par la Caddel de 2011 à 2014, le partage des informations sur les dynamiques actuelles, les défis et perspectives de la Caddel, les échanges sur les modalités de recrutement d’un nouveau secrétaire exécutif permanent, les perspectives de l’institution pour le mandat 2014-2017, Marcel de Souza pense que ce sont des points qui permettront sans nul doute d’améliorer et promouvoir le développement des capacités humaines, en instaurant la bonne gouvernance dans la gestion des affaires locales des Etats membres.

Cotonou et le départ sur de nouveaux défis

Après cinq jours d’échanges, d’analyses, de propositions et de recommandations, c’est le Bénin, à travers le ministre de la Décentralisation, de la gouvernance locale, de l’administration et de l’aménagement du territoire (MDGLAAT), Isidore Gnonlonfoun qui a été désigné pour occuper la présidence de la conférence au cours du mandat 2014-2017. Prenant les commandes pour le compte du Bénin, pour les trois prochaines années, le ministre a rassuré les membres de la Caddel qu’il s’évertuera à faire aussi de ce mandat une réussite. « Je m’attacherai à préserver les nombreux acquis de cette présidence et à redoubler d’effort pour relever les nouveaux défis qui se posent à la Caddel ».

Toutefois, il estime que cette mission interpelle toute la CADDEL. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’en sa qualité de président, Isidore Gnonlonfoun a invité tous les membres de la Caddel ainsi que les partenaires traditionnels à s’engager pour que le mandat du Bénin soit couronné de succès. Il n’a pas manqué de saluer la gestion de son prédécesseur, la ministre en charge de l’Administration et de la Décentralisation du Mozambique. « J’entends pouvoir compter sur votre engagement et votre disponibilité habituels pour capitaliser votre riche expérience et assurer la réussite du mandat qui s’ouvre ce vendredi 15 août 2014 », a-t-il déclaré.

Au nom du gouvernement béninois, le ministre Gnonlonfoun a salué le succès de la rencontre de Cotonou. Pour lui, cette réussite est celle de tous les participants, de tous les chefs d’Etat des pays respectifs et de leur gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des experts, des membres du comité d’organisation ayant œuvré pour la tenue effective et le bon déroulement de la présente session. « J’ai apprécié l’atmosphère de fraternité et de convivialité qui a régné entre les participants, sans oublier que les différents services mis en place ont été à la hauteur de leur tâche et ont favorisé le bon déroulement des travaux… J’ai été particulièrement édifié par la richesse et la qualité des interventions qui ont nourri les débats… Je me réjouis des résultats combien éloquents auxquels nous sommes parvenus au terme des travaux », a-t-il déclaré au nom du gouvernement béninois lors de la clôture des travaux de ces assises de Cotonou.