2ème conférence des Préfets à Grand-Popo

Ebola et les élections communales au cœur des préoccupations

Après la première session tenue à Atlantic Beach hôtel les 15 et 16 mai 2014 à Cotonou, les six Préfets du Bénin se sont une seconde fois retrouvés à Grand-Popo dans le département du Mono pour le compte des échanges du second trimestre de 2014. C’était à Ganna hôtel les lundi 1er et mardi 02 septembre 2014 où, avec le ministre Isidore GNONLONFOUN, ils ont passé en revue les problèmes et difficultés auxquelles ils sont confrontés dans l’exercice de leurs fonctions.

A l’entame, c’est le Maire de Grand-Popo, Benjamin Ablo qui a été le premier à planter le décor. Pour lui, cette conférence se tient dans un contexte national et international marqué par la pandémie de la fièvre à virus Ebola. C’est pourquoi, il a souhaité qu’elle se penche sur les mesures sanitaires nécessaires pour accompagner sa commune dont la position géographique tout comme d’autres encore sur le territoire béninois, l’expose aux risques de la maladie. Il a souhaité des recommandations concrètes à l’intention des forces de sécurité ainsi que les agents de services décentralisés des ministères sectoriels et communaux qui sont les plus exposés. Le second sujet ayant fait objet de sa préoccupation est l’érosion côtière grandissante à Grand-Popo qui oblige les populations à vider leurs milieux de vie.

Il sera suivi du Préfet des départements du Mono et du Couffo, Corenthin KOHOUE qui, pour sa part, après avoir félicité le Ministre pour sa reconduction dans le 3ème gouvernement de la 2ème mandature du Président Boni YAYI, s’est préoccupé du volet finances en abordant la gestion des fonds FADeC. Le Préfet a déploré l’usage fait de ces fonds par certains élus locaux qui, selon lui, les utilisent pour des actions de propagande. Ainsi, a-t-il appelé ses collègues Préfets à la mise en place de nouvelles réformes afin de corriger le tir. Par ailleurs, le Préfet a exposé certaines doléances à l’assistance, notamment, l’insuffisance numérique et qualitative des ressources humaines et le retard des élections locales et communales, de même que la non-disponibilité de la Lépi. Et parlant de la Lépi, il invitera le gouvernement béninois à mettre tout en œuvre pour que les élections locales et communales se tiennent afin de couper court à la prorogation du mandat des élus locaux actuels qui plonge déjà les populations dans la lassitude. Car il estime que c’est une situation a commencé par exaspérer les populations des différentes communes.

Le discours d’ouverture de ces deux jours de travaux a été prononcé par le ministre Isidore GNONLONFOUN. Après les avoir exhorté à dorénavant savoir coordonner avec plus de rigueur les initiatives et les actions des différents secteurs dans leurs circonscriptions administratives afin que les ressources publiques allouées aux services déconcentrés de l’Etat soient utilisées rationnellement pour l’atteinte des résultats escomptés, le ministre a recommandé que soient abordés au cours de ces assises de Grand-Popo, les questions liées notamment aux innovations du guide actualisé de contrôle de l égalité des actes communaux ; à l’implication des préfectures dans la mise en œuvre du projet pluriannuel en eau et assainissement ; à la nécessité d’harmoniser le décret portant AOF des préfectures pour plus d’efficacité dans les actions et à l’information sur le processus d’élaboration du rapport annuel sur l’état de la gouvernance locale et de la décentralisation. Enfin, il a précisé l’importance des défis et enjeux de son département ministériel. Aussi, les perspectives, selon lui, sont à la taille des légitimes attentes du gouvernement et des populations pour l’enracinement de la décentralisation. De bonnes recommandations sont attendues pour soigner multiples problèmes auxquels sont confrontés au quotidien aussi bien les préfets que les élus locaux.