Présentation de vœux au MDGLAAT

Le ministre Isidore GNONLONFOUN communie avec son personnel et les divers acteurs de la décentralisation

Comme l’exige la tradition au début de chaque nouvelle année, le ministre de la décentralisation, de la gouvernance locale, de l’administration et de l’aménagement du territoire, Isidore Gnonlonfoun et tout le personnel de ce ministère se sont réciproquement formulés les meilleurs vœux, le lundi 19 janvier 2015. Cette cérémonie qui a eu pour cadre la salle des fêtes Majestic de Cadjèhoun et à laquelle les partenaires et entités sous tutelles ont été conviés, a été aussi le cadre choisi pour faire le bilan des réalisations de l’année 2014 et annoncer les ambitions de 2015.

L’ambiance en cette occasion a été celle des grands moments de partage, de convivialité et de joie. La salle était bien pleine car nul n’a voulut manquer à l’appel du ministre. Pour une première fois dans l’année, les bureaux ont été désertés pour quelques heures aux fins d’échanger les vœux et partager des plats copieux. A la phase protocolaire faite des allocutions, il est revenu au Directeur de Cabinet, Eugène AZATASSOU, de présenter les chefs d’œuvre de l’année 2014. En effet, fort de sa vision et grâce au dynamisme impulsé depuis sa prise de service, la concrétisation d’une administration moderne, mieux planifiée et mieux organisée apparaît de plus en plus comme un but duquel le MDGLAAT se rapproche. D’après le Directeur de Cabinet Eugène AZATASSOU, cela n’aurait été possible, n’eut été le nouvel environnement de travail mis en place par le ministre qui depuis sa prise de service, a fait de l’assiduité des agents au service et de leur dévouement au travail une réalité en dotant tous les collaborateurs d’un cadre plus adéquat afin de mieux s’épanouir et d’offrir un meilleur rendement et en veillant au maintien d’une paix sociale au sein du Ministère à travers la création et l’installation officielle du comité sectoriel du dialogue social, du comité d’organisation et de suivi des formations, des stages et recyclages ainsi que la promotion des cadres au sein du Ministère.

Parlant des réalisations proprement dites, en 2014, il a été procédé au renforcement du processus de décentralisation et de déconcentration à travers le renforcement des ressources financières des communes à travers le Fonds d’Appui au Développement des Communes (FADeC) qui a été de trente neuf milliards six cent quatre vingt deux millions (39.682.000.000) francs CFA contre vingt et un milliards quatre cent cinquante et un millions (21.451.000.000) de francs CFA en 2013. Pour ce qui est de 2015, ce transfert est de quarante six milliards trois cent huit millions (46.308.000.000) de francs CFA soit un accroissement de l’ordre de 16% par rapport à l’année 2014.

2014 a connu aussi la promotion de l’intercommunalité qui a permis de mutualiser les moyens visant à permettre la réalisation d’infrastructures structurantes capables de propulser les économies locales. Dans ce cadre, cinq Etablissements Publics de Coopération Intercommunale dont deux adoptés par le gouvernement, un en attente d’adoption et deux autres sont en cours de constitution. L’élaboration des Programmes Départementaux de Développement Intersectoriel (PDDI) pilotes dans les départements du Mono et du Couffo et dans les départements du Borgou et de l’Alibori ; la création et l’animation d’espaces de dialogue avec les ministères sectoriels notamment les ministères chargés de l’enseignement primaire, de l’enseignement secondaire, de l’eau, de la santé et de l’agriculture aux fins d’une mise en œuvre progressive, des plans 2D élaborés en tenant compte des compétences transférées aux communes et d’une délégation de pouvoir et de ressources aux structures déconcentrées sont au menu des chefs d’œuvre. L’organisation du Colloque panafricain sur la décentralisation tenu à Cotonou, du 26 au 28 mai 2014 ; l’organisation à Cotonou, du 11 au 15 août 2014, de la troisième session de la Conférence Africaine de la Décentralisation et du Développement Local (CADDEL), un creuset qui accompagne les pays africains dans leur processus de décentralisation pour l’essor du développement à la base demeurent des réalisations phares de 2014.

A toutes ces actions qui consolident les chantiers de la décentralisation, s’ajoutent également la mise en œuvre du Projet de Services Décentralisés Conduits par les Communautés (PSDCC) par lequel il est mis à la disposition de nos communes, avec l’appui de l’Association Internationale pour le Développement (IDA), vingt trois milliards (23.000.000.000) environ de francs CFA, en vue de l’amélioration de l’accès des communautés les plus pauvres aux services sociaux et financiers de base. Ce crédit a été complété par un financement additionnel de quinze milliards (15.000.000.000) de francs FCFA dont l’accord de financement est entré en vigueur en juillet 2014. Comme action déjà projetée pour cette année, on note l’organisation d’un forum bilan sur la mise en œuvre de la décentralisation en vue de prendre de nouvelles orientations.

Pour ce qui est du volet de l’amélioration de la qualité de la gouvernance locale le Directeur de Cabinet a souligné entre autres l’organisation à Dassa d’un cadre de concertation avec tous les Préfets de Départements et les Maires de communes qui a permis de déboucher sur une plate forme de bonnes pratiques dont la mise en œuvre permettra d’améliorer la qualité des services rendus aux populations ; la tenue à Grand-Popo d’un séminaire U4 sur le « Renforcement de la bonne gouvernance à l’échelle communale à travers la promotion de l’intégrité, la reddition de comptes et la participation citoyenne » ; le renseignement trimestriel des indicateurs qui permettent de mesurer périodiquement la performance des Préfectures et des mairies qui fonctionnent désormais suivant le principe de la Gestion Axée sur les Résultats ; la poursuite des audits du Fonds d’Appui au développement des Communes (FADEC) pour le compte de 2014 et la publication des résultats des audits de 2008 à 2012. La réalisation de ces audits s’inscrit dans une logique de bonne gouvernance dans la gestion des ressources publiques et de reddition de compte. Ils ont permis en outre de déceler la nécessité d’améliorer la qualité de la gouvernance financière dans les communes ; le renforcement des ressources humaines des communes avec l’opérationnalisation du Centre de Formation pour l’Administration Locale (CeFAL) dont la première promotion des agents communaux diplômés formés par ce centre sera libérée au cours de cette année ; la commande du diagnostic organisationnel du Ministère dont les résultats permettront une rationalisation des actions des différentes directions ; la poursuite du plaidoyer auprès de la représentation nationale pour l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de loi sur la Fonction Publique Territoriale afin de doter les agents en service dans les mairies d’un statut ; le reversement des ex-agents des Collectivités Locales et Agents de transmission en Agents Contractuels de l’Etat et enfin la mise en formation diplômante des agents de transmission après une dizaine d’année d’interruption.

Les réalisations de la manche aménagement du territoire n’ont pas été occultées. Il s’agit du renforcement du cadre législatif, organisationnel et réglementaire de l’aménagement du territoire. A ce propos il faut rappeler que l’avant-projet de loi cadre sur l’aménagement du territoire est déjà soumis à l’examen de la Cour Suprême ; de la finalisation de l’avant-projet de l’agenda spatial qui est en instance d’examen par le Conseil des Ministre ; de la poursuite de la formation des Espaces de Développement Partagés (EDP) qui, à ce jour, sont au nombre de dix-huit (18). Les EDP constituent une échelle pertinente pour structurer l’économie régionale ou locale autour d’une ou de quelques ressources dont l’exploitation est source de création de richesses et d’emploi et de la généralisation du Système d’Information Territoriale (SIT) dans les communes du département du Plateau et son extension dans les communes des départements du Couffo, du Borgou et des Collines. Plusieurs autres réalisations ont fait le menu de ce bilan présenté aussi bien au ministre, aux partenaires qu’à tout le personnel.

D’entrée, le ministre, dans son discours, a formulé ses meilleurs vœux à tous les acteurs de la décentralisation, à tous les conseils communaux et municipaux, leurs élus locaux et tous leurs conseillers communaux et municipaux sans oublier les partenaires techniques et financiers de même que la société civile ; c’est-à-dire l’ensemble de la chaîne de décentralisation pour que la décentralisation se porte mieux au Bénin. Prenant acte de toutes les réalisations de l’année 2014, il a dit que son vœu le plus ardent, est l’organisation, rapidement, des élections communales, municipales, et locales pour que vive la troisième mandature de la décentralisation au Bénin. Pour lui, l’installation de cette troisième mandature permettra de repartir sur de nouvelles bases ; parce que des initiatives de formation existent. Mais ces initiatives ne sont pas mises en œuvre parce qu’il estime que les élus locaux actuels sont pratiquement à la fin de la leur mandat. Avec la nouvelle mandature qui sera issue des élections, sa démarche consistera à échanger avec les nouveaux élus. A voir dans quelles mesures renforcer leurs capacités et s’entendre dès le départ sur une plate-forme. Il s’agit des actions fortes à mener pour que les populations à la base puissent mieux-vivre. Car, l’objectif général poursuivit par la décentralisation, c’est de faire en sorte que les conditions de vie des concitoyens puissent s’améliorer. "Quel est pour nous, le meilleur moyen d’attendre ce résultat ? Il faudrait qu’effectivement, la gouvernance locale puisse avoir un impact positif sur le vécu quotidien des citoyens béninois, surtout les couches les plus défavorisées, en termes d’amélioration de leur condition de vie. Cela passe nécessairement par la fourniture des services sociaux de base de qualité à ces citoyens-là. C’est cela la raison d’être de la décentralisation" renchérit-il.

Aussi, a-t-il fait noter que dans le mois de janvier, aussi bien le cabinet, les différentes directions, les directeurs techniques et centraux, feront une retraite visant à s’armer pour cette année 2015. "Il y aura certainement des séances de renforcement de capacité de notre ministère, pour qu’aux sorties de cette retraite, les différents cadres et directeurs, dotés de leur lettre de mission, ensemble, on puisse, à partir du mois de février, se mettre résolument dans la dynamique de l’action pour que vives les prochaines élections et la troisième mandature des collectivités locales" a déclaré le ministre.

D’autres discours ont meublé cette cérémonie de présentation de vœux notamment les discours du président de l’ANCB, le maire Soulé ALAGBE, du préfet de Natitingou, porte-parole du collège des préfets, de la représentante des partenaires techniques et financiers et du secrétaire général du syndicat, Adam Zachary.